Victor Job, V.I.E. ingénieur, Eiffage

Les entreprises françaises sont nombreuses à investir à l’étranger. Elles emploient chaque année plusieurs milliers de jeunes professionnels. Pour faciliter leur développement, la France a créé le statut de Volontaire International en Entreprise (V.I.E.) qui permet de confier à un(e) jeune diplômé(e), une mission professionnelle à l’étranger. Saviez-vous que quatre d’entre eux se trouvent à Djibouti ?

JPEG

L’Ambassade de France vous propose de partir à la rencontre de ces jeunes professionnels et de leurs entreprises à travers une série de portraits. Aujourd’hui, nous rencontrons Victor Job, ingénieur BTP pour le groupe Eiffage.

Victor, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Je viens de Marseillan dans la Région Occitanie. Je me suis spécialisé dans les activités du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) en suivant toutes mes études en alternance, de l’IUT à l’école d’ingénieurs. Cela m’a permis d’acquérir rapidement une expérience professionnelle et de confirmer mon choix de travailler dans la construction. Ce secteur m’a toujours attiré par son côté humain et la possibilité de concrétiser des projets, du papier au réel.

Mon père travaille dans ce secteur, il est aussi expatrié. C’est ce qui m’a poussé à rejoindre Eiffage à Djibouti. Mes parents m’ont donné le goût du voyage, de la découverte de nouvelles cultures, du saut vers « l’inconnu ». Le VIE est une suite logique, une passerelle, pour repartir à l’étranger et renouer avec cet univers dans lequel j’ai été élevé.

Cela fait maintenant deux mois que je suis arrivé à Djibouti et mon installation se passe très bien. Les djiboutiens sont très accueillants. J’ai hâte de découvrir le pays.

Quelles sont les activités du groupe Eiffage ?

Eiffage est l’un des leaders européens du BTP et des concessions. Ses activités rassemblent de nombreux métiers à la fois dans la construction, l’immobilier et l’aménagement, le génie civil, l’énergie, etc. Le groupe emploie plus de 63 000 collaborateurs et a réalisé, en 2016, un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros dont près de 20 % à l’étranger.

Le groupe emploie de nombreux V.I.E., c’est une expérience gagnant-gagnant. Les volontaires internationaux gagnent en expérience ; le groupe forme une nouvelle génération et peut se développer à l’étranger.

A Djibouti, Eiffage travaille sur un important projet d’usine de dessalement. Peux-tu nous en dire quelques mots ?

Oui. Le groupe Eiffage a remporté cet été le contrat de 63 millions d’euros en groupement avec Tedagua pour la construction d’une usine de dessalement à Doraleh. Cette usine sera connectée au réseau de distribution d’eau potable de Djibouti et elle permettra d’améliorer l’accès à l’eau pour les habitants de la ville.

L’opération est financée en majeure partie par un don de l’Union européenne, dont la France est l’un des principaux contributeurs. La réalisation de l’usine est placée sous la maîtrise d’ouvrage du ministère de l’Economie et des Finances chargé de l’Industrie de Djibouti et sous la maîtrise d’ouvrage déléguée du ministère de l’Agriculture de Djibouti. La Maitrise d’œuvre a été confiée à l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement de Djibouti et la maitrise d’œuvre déléguée au Cabinet Merlin.

Les travaux ont débuté en septembre et devraient durer 3 ans, le projet est en bonne voie.

Dernière modification : 10/01/2018

Haut de page