Signature de conventions : 6,5 millions d’euros pour le projet d’assainissement à Balbala

Le Ministre de l’Economie et des Finances M. Ilyas Moussa Dawaleh, l’Ambassadeur de l’Union Européenne, M. Adam Kulach, l’Ambassadeur de France, M. Christophe Guilhou, le Directeur Général de l’ONEAD, M. Mohamed Fouad Abdo et le Directeur de l’Agence Française de Développement à Djibouti, M. Philippe Collignon, ont signé ce mercredi 6 décembre 2017 plusieurs conventions pour un financement en faveur de la République de Djibouti.

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Ce projet d’un montant de 6.5 millions d’Euros (soit plus de 1,3 milliards de Francs Djibouti), s’inscrit à la suite d’une première initiative de l’UE pour le développement de l’assainissement collectif à BALBALA via le "Projet d’Assainissement Liquide à Balbala" ("PALB") financé à hauteur de 5,5 millions d’euros en 2013 par une subvention de l’UE déléguée à l’AFD, mais pour lequel un déficit de financement a été identifié en 2016. Ce financement complémentaire du PALB-2 permet l’achèvement de toutes les réalisations initialement prévues dans le PALB-1.

Constat

L’assainissement (liquide) de la commune de Balbala, qui a connu une croissance démographique constante depuis le début des années 2000 est principalement autonome (à 95%). Mais le développement récent de lotissements construits par la Société Immobilière de Djibouti (SID) a été accompagné d’un système d’assainissement collectif consistant en l’installation de trois mini-stations de traitement des eaux (cités HODANE).

Sous dimensionnées, mal entretenues et devenues hors d’usage, elles ont été rapidement submergées par le débit des effluents rejetés et débordent de façon récurrente via les ravines naturelles dans les quartiers situés en contrebas, entraînant désordres, nuisances, maladies et un surcoût important d’exploitation des camions vidangeurs.

Il résulte de cette situation un risque sanitaire et environnemental élevé, qui pourrait être aggravé dans les années à venir par le développement de nouveaux lotissements sur la commune : HODANE 2 en 2012, puis BARWARQO 2 et l’Université.

La deuxième phase du projet

Le projet PALB-2 s’articulera autour des composantes suivantes :

  • une composante principale de travaux, dans la suite du PALB-1, vise ainsi à collecter les eaux des Cités HODANE 1 & 2 (déjà dotées d’un système d’assainissement semi-collectif autonome) et les connecter au réseau de Djibouti au niveau de la station CHEICK OSMAN (construite et connectée au réseau dans le cadre du PALB-1) par la construction d’une conduite de 5,5 km et de 3 stations de pompage, permettant d’acheminer ainsi les eaux de ces quartiers jusqu’à la station d’épuration de Douda (financée par l’UE sous le 9ème FED) pour les y traiter ;
  • la 2ème composante correspond à la maîtrise d’œuvre pour la supervision des travaux en appui à l’ONEAD ;
  • la 3ème composante prévoit des actions complémentaires de communication sur les travaux et des actions de sensibilisation à l’assainissement et d’incitation au raccordement auprès des habitants de BALBALA.

Gestion partagée

Le projet sera géré à travers une convention de délégation entre l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement (AFD) qui à son tour, mettra les fonds à disposition de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) à travers une convention signée avec le Ministère de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie. La durée prévue du projet est de 3 années.

Ce projet est issu d’un partenariat entre l’Union Européenne, la France et le Gouvernement, renouvelé aujourd’hui pour la seconde phase du programme PALB. La France dispose d’une expertise pointue et recherchée dans les domaines couverts par le projet et l’AFD d’une expérience terrain reconnue sur les sujets urbains à BALBALA.

L’Union Européenne a choisi de financer ce projet en raison de sa forte contribution à l’amélioration de la santé publique, à la protection de l’environnement et à la réduction de la pauvreté.

En effet, ce projet du 11ème FED vient dans la continuité des financements octroyés par l’UE sous les 9ème et 10ème FED qui ont permis à la ville de Djibouti de se doter d’infrastructures modernes pour la collecte et le traitement de ses déchets : une station d’épuration des eaux usées (STEP) par boues activées de 40 000 équivalents habitants (EH) et un Centre d’enfouissement technique (CET) d’une capacité de 300.000 m3 , tous deux mis en service en 2013.

La cérémonie de signature de ces conventions a été l’occasion de rappeler la nécessité de développer l’importance de l’assainissement dans un pays, notamment en raison des conséquences directes que celui-ci a sur la santé, l’éducation et le développement personnel. A ce titre, l’engagement des politiques et la participation active des différents représentants du secteur à l’élaboration de ce projet est porteuse d’espoir.

Dernière modification : 07/12/2017

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