[FFDJ] Les missions de l’escadron de protection de Djibouti

Concourant au dispositif de protection de la base aérienne 188 « Colonel Massart » de Djibouti, l’escadron de protection 1G.188 prévient au quotidien les menaces. Zoom sur ces fusiliers commandos qui œuvrent à près de 5500 kilomètres de la France.

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Si la mission première de la base aérienne (BA) 188 « Colonel Massart » est d’assurer la police du ciel dans l’espace aérien djiboutien, son contrat opérationnel inclut d’autres missions, notamment en termes de protection défense. Celles-ci sont menées par l’escadron de protection (EP) 1G.188. Sa particularité : il est composé d’une soixantaine de fusiliers commandos en provenance de tous les EP de France ainsi que de commandos parachutistes de l’air numéros 20 (CPA 20) et 30 (CPA 30). « Ce croisement de cultures est très enrichissant », explique le major Didier, commandant en second de l’EP 188.

L’ensemble des aviateurs, dont 90%sont en mission de courte durée à Djibouti (entre deux et quatre mois), veillent au quotidien sur l’emprise militaire. 24h/24, 7j/7, ils sont en charge de la protection de la force aérienne. Leur quotidien : effectuer des patrouilles pour dissuader, détecter, intervenir et, si nécessaire, neutraliser tout acte de malveillance à l’encontre des installations de la BA 188 (dont la piste d’atterrissage de Chabelley, également utilisée par les drones américains), des aéronefs et des personnels. Afin de maintenir à toute heure du jour et de la nuit ce dispositif de surveillance, trois sections de quinze hommes se relèvent quotidiennement. Elles patrouillent à pied ou en véhicule dans toutes les zones de la BA. Deux équipes cynophiles (composées de chiens de patrouille et d’aide à la recherche et détection d’explosifs [ARDE]) sont également engagées dans ce dispositif de défense et de sécurité. De plus, au quotidien, quinze fusiliers commandos sont d’alerte opérationnelle au profit des forces françaises stationnées à Djibouti.

Outre ces missions de protection, l’EP a aussi un rôle de formation à jouer. En effet, à l’instar des bases aériennes métropolitaines, la BA 188 confie des missions de renfort « prodef » (protection défense) à des aviateurs non spécialistes. Il incombe notamment à ces derniers d’assurer l’accueil et le filtrage à l’entrée base. Pour ce faire, ils s’appuient sur l’expérience des fusiliers commandos. « Avant de prendre leur permanence durant une semaine - du jeudi au jeudi – les huit aviateurs mobilisés participent aux séances de tir de combat et suivent un briefing à l’EP, indique le major Didier. Nous leur rappelons les règles de sécurité, les consignes à appliquer et le maniement de l’armement, par exemple. » L’EP a également été sollicité, pour son savoir-faire,par les Djiboutiens de la brigade de gendarmerie des transports de l’air (BGTA) qui souhaitent implanter des équipes cynophiles qualifiées ARDE pour augmenter le niveau de sûreté de l’aéroport international. « Afin de mettre en place cette capacité, la BGTA échange avec les commandos de l’EP qui leur proposent des axes de développement ou encore des plans de chenil », détaille le colonel Luc Penet, commandant de la BA 188.

L’EP profite également du cadre interallié et interarmées exceptionnel dont Djibouti jouit pour mener des exercices conjoints. « Il peut s’agir d’entraînements avec les équipes cynophiles américaines ou encore d’entraînement à la manœuvre TAP (troupes aéroportées) avec l’Armée de terre, par exemple », explique le major Didier. Des challenges sportifs avec leurs homologues italiens, japonais et américains sont également organisés.

Une belle émulation qui favorise les échanges et permet de tisser des liens entre fusiliers commandos de tous les pays.

Sources : Ministère des Armées

Dernière modification : 25/04/2018

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