La coopération française : un outil au service de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Djibouti

Espace Campus France

Chaque année, les universités françaises accueillent plus de 1000 étudiants djiboutiens, ainsi répartis : licence, 45 % ; master, 47 % ; doctorat, 8 %. Pour mieux orienter les candidats et les aider à constituer leur dossier, l’Institut français de Djibouti dispose depuis 2014 d’un Espace Campus France. Situé au rez-de-chaussée de l’Institut et équipé de plusieurs ordinateurs en libre accès, cet espace permet aux candidats de consulter une documentation papier sur les études supérieures en France et de procéder à des inscriptions en ligne.

L’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Djibouti

La coopération universitaire vise à accompagner l’essor de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à Djibouti. Elle facilite aussi les échanges d’expertise entre les deux pays et rend possible des partenariats sur la longue durée en délivrant des bourses pour des enseignants chercheurs djiboutiens, afin qu’ils poursuivent leur recherche dans un laboratoire français.

Un partenariat solide avec l’Université de Djibouti

Dès la création de l’Université de Djibouti en 2006, la coopération universitaire française a réorientée en partie l’attribution des bourses afin de renforcer le corps d’enseignants-chercheurs nécessaire pour assurer l’encadrement pédagogique d’étudiants, toujours plus nombreux, et étoffer l’offre de formation. Le partenariat avec l’Université de Djibouti se concrétise aussi par la présence permanente, auprès de l’établissement, d’un expert technique international impliqué dans la définition de la stratégie institutionnelle, la création des nouvelles filières, l’impulsion à la recherche, la gouvernance, du développement des partenariats, de la recherche de cofinancement et de l’encadrement juridique.
Chaque année, 18 nouvelles bourses de master 1 sont accordées, pour deux ans, aux lauréats des filières retenues. En outre, grâce à 21 bourses doctorales, des thésards effectuent six mois de recherches par an dans un laboratoire universitaire en France.
L’Université de Djibouti assure désormais avec succès le premier cycle des études supérieures dans toutes ses filières et se développe à travers la création de plusieurs masters. La coopération universitaire accompagne cet essor en finançant des études de faisabilité, en accompagnant l’élaboration des maquettes et la recherche de partenaires, et en invitant chaque année une douzaine de spécialistes français chargés de cours, du suivi des thèses et du perfectionnement des enseignants. En 2015, la coopération universitaire a soutenu l’instauration du nouveau master en droit et a permis la réalisation de trois expertises préalables à la mise en place de projets pédagogiques innovants.

L’appui au Centre d’Etudes et de Recherches de Djibouti

La coopération française facilite le travail du Centre d’Études et de Recherches de Djibouti (CERD) en finançant des bourses, des séjours scientifiques en France et des recherches sur le terrain. A titre d’exemple, l’observatoire géophysique d’Arta bénéficie d’un partenariat scientifique et technique avec l’Institut de Physique du Globe de Paris, dont la coopération française prend en charge les missions des experts. Toujours en étroit partenariat avec le CERD, l’exploration du passé fait l’objet de deux enquêtes spectaculaires : l’une, dans le bassin du Goba-ad, interroge les vestiges des premières communautés pastorales en terre djiboutienne, l’autre documente les spectaculaires gravures, peuplées d’hommes et d’animaux, qui témoignent de l’activité des clans de chasseurs-cueilleurs dans le massif du Makarassou à Abourma.

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Gravures représentant une faune variée (girafes, antilopes, autruches), des chasseurs armés d’arc et de flèches, et quelques bœufs. Un dromadaire occupe la partie supérieure gauche du bloc de basalte ; sa technique de gravure, plus sommaire que les autres représentations, dénonce une œuvre beaucoup plus récente que l’ensemble du panneau. Le recensement, le relevé et l’étude des centaines de reliefs d’Abourma sont conduits par le chercheur Benoît Poisblaud avec l’appui du CERD et de l’Institut français.

Des formations qualifiantes au service du développement

L’Institut français soutient l’essor des connaissances et de la culture à Djibouti, à travers des formations ciblées sur la conservation du patrimoine ou sur l’écriture de scénario dans le cadre du festival Djibouti fait son cinéma. D’autre part, des fonctionnaires ou professionnels doués et motivés bénéficient de bourses pour se perfectionner en France dans des centres d’étude ou d’expertise particulièrement renommés, comme ces jeunes architectes envoyés dans l’agence d’architectes de monuments historiques français à Paris et Lyon.

Dernière modification : 15/02/2016

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