Inauguration dans le domaine de la Gestion des Déchets Solides sous un financement porté par l’Agence Française de Développement

Nous avons eu le plaisir d’inaugurer le 19 juin 2019, les résultats d’un projet lié au développement durable de l’agglomération de Djibouti, projet financé par l’AFD.

L’inauguration concernait notamment le garage de la Base 2 de l’Office de la Voirie de Djibouti, où sont stationnés, ravitaillés et entretenus les camions de ramassage des déchets.

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« Inauguration du point de regroupement n°2 situé en face du quartier Cheick Osman, de gauche à droite : le Directeur de l’OVD (Charmaké Youssouf Moussa), le Ministre de l’Intérieur (Moumin Ahmed Cheikh), le Directeur de l’AFD (Philippe Collignon), le Ministre de l’Economie et des Finances (Ilyas Moussa Dawaleh), le Directeur Adjoint de l’ADDS (Dirieh Farah Souldan) »

Cette cérémonie d’un financement français au bénéfice de l’Etat djiboutien a été conduite par l’Ambassadeur de France, S.E.M. Christophe GUILHOU, M. Philippe COLLIGNON, Directeur de l’Agence française de développement à Djibouti et le Premier ministre S.E.M. M. Abdoulkader Kamil Mohamed, en présence de nombreux représentants de la République de Djibouti, mais aussi des acteurs principaux du projet, le Directeur de l’Office de la Voirie de Djibouti, M. Charmaké Youssouf Moussa, le Directeur de l’Agence Djiboutienne de Développement Social, M. Mahdi Mohamed Djama et le Président de l’Association NADIF des Pré-collecteurs de déchets à Balbala, M.Abdo Hassan Ourde.

Un système crucial pour la santé et la sécurité des habitants de Balbala

Alors que l’urbanisation et les activités humaines de manière générale transforment les écosystèmes naturels et impactent notre environnement, aussi bien rural qu’urbain, il est nécessaire de mettre en œuvre des solutions pour limiter la destruction de notre habitat. Le sujet des déchets est un exemple concret, et ce projet y a contribué via la mise en place des systèmes efficaces de collecte des déchets pouvant atteindre tous types de quartiers.
En effet, que sont les déchets si ce n’est une pollution d’origine humaine déstabilisant l’écosystème dans lequel nous vivons… ?

Des déchets non ramassés, ce sont des nappes polluées et un risque sanitaire élevé.

Les décharges sauvages à l’air libre attirent de nombreux nuisibles et induisent une contamination du sol et de l’eau, puisque les déchets sont souvent évacués au niveau des oueds, chemins empruntés par les ruissellements par temps de pluie. Les déchets transitant dans les oued réduisent alors la capacité des ouvrages hydrauliques et augmentent le risque d’inondation en zone urbaine. La ville de Djibouti a déjà connu ce type d’épisode, notamment en 2018.

Les amoncellements de déchets limitent l’efficacité des égouts, entrainant la création de zones de stagnation des eaux contaminées et ainsi, le développement de maladies hydriques et du paludisme. Une fois rejetés dans la mer, les déchets vont également empoisonner la faune et la flore marine.

L’être humain faisant partie intégrante de l’écosystème, les risques s’avèrent être multipliés, avec un impact évident sur la santé et l’économie du secteur de la pêche, du tourisme et sur l’ensemble des strates de la société.

Une coopération réussie entre bailleurs de fonds

C’est dans ce contexte que le projet a été lancé en 2012 : une convention de financement d’un montant de 6 MEUR en subvention a été signée entre la République de Djibouti et l’Agence Française de Développement, complétée par des conventions de mise en œuvre avec l’Office des voiries de Djibouti (OVD) et l’Agence djiboutienne de développement social (ADDS), maîtres d’ouvrages délégués du projet.

Le projet comprenait notamment la rénovation de la base d’exploitation de l’OVD au quartier 7 où a eu lieu la cérémonie. Celle-ci contribuera largement au bon état de fonctionnement des camions de l’OVD et à leur durabilité. Parallèlement, l’essentiel du parc de ces camions a été financé par la coopération japonaise (JICA) tandis que les travaux préparatoires de terrassement ont été réalisés grâce aux moyens techniques des Forces françaises stationnées à Djibouti : un bel exemple de complémentarité des actions des bailleurs de fonds internationaux.

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« Employées de l’OVD au niveau de la base située au quartier 7 et rénovée sous les fonds du projet financé par l’AFD »

Par ailleurs, autre réussite de cette démarche partenariale, le financement de l’AFD a aussi permis de contribuer à la réalisation du Centre Enfouissement Technique de Douda, dont l’essentiel a été porté par l’Union Européenne.

Enfin, le projet a permis la construction de 7 points de regroupements dans Balbala pour favoriser la collecte dans les zones urbaines impraticables par les camions l’OVD.

Une démarche originale

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« Membres de l’association NADIF installés sur leurs nouveaux moyens de collecte des déchets pour faciliter les interventions dans les secteurs inaccessibles aux camions de l’OVD »

En effet, pour s’adapter durablement à la spécificité de la commune de Balbala, ces ouvrages ont été complétés par un accompagnement de la filière de pré-collecte de déchets. Cette dernière composante a permis la clarification du cadre de gestion de cette filière avec notamment la création d’une association des pré-collecteurs permettant une reconnaissance de ce métier qui était jusqu’alors totalement informel, la signature d’une convention d’affermage entre l’OVD et l’Association "NADIF" des pré-collecteurs et enfin la fourniture d’équipements aux membres de cette association de pré-collecte.

Dernière modification : 09/07/2019

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