FFDj : fin de mandat pour les légionnaires du 3e escadron du 5e régiment interarmes d’outre-mer

Le 2e escadron du 1er régiment étranger de cavalerie achève ce mois sa présence sur le sol djiboutien. Pendant quatre mois, il a été les yeux et le bras armé du 5e régiment interarmes d’outre-mer, grâce à ses capacités d’intervention, sa mobilité et sa puissance de feu. En effet, des liens historiques unissent la Légion étrangère à Djibouti et le désert est le terrain de prédilection des légionnaires cavaliers.

JPEG
Dans ce cadre, le mot d’ordre du mandat a été l’entraînement : technique, tactique et physique.

En ce qui concerne l’entraînement technique, l’escadron a pu entretenir ses savoir-faire et le tir a eu une place prépondérante. Au total en quatre mois, le 3e escadron aura tiré plus de 280 obus de 105mm, une vingtaine de roquettes AT4CS, environ 5000 cartouches de 12.7mm, quelques 10 000 cartouches de 7.62mm et presque autant de 5.56mm. L’escadron a pu effectuer des tirs de différents niveaux dans des conditions très proches de la réalité des théâtres d’opération, en démontrant toutes ses compétences dans ce domaine.

Pour l’entraînement tactique, les légionnaires de l’escadron ont passé en moyenne plus d’un mois et demi sur le terrain : des sorties de niveau peloton à des manœuvres de niveau sous groupement tactique interarmes, durant lesquelles l’escadron a pu confirmer son expertise dans le combat en zone désertique. Par ailleurs, Djibouti offre la possibilité de s’entraîner en interarmes, en interarmées et même en interalliés. Le succès des différentes manœuvres a reposé sur la très bonne coopération avec la compagnie d’infanterie (armée par la compagnie portée du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine), avec la compagnie d’appui (armée par la 1re batterie du 3e régiment d’artillerie de marine) et avec le détachement d’aviation légère de l’armée de terre.

En termes d’entraînement physique enfin, les légionnaires ont confirmé leur excellente condition et leur engagement moral par les très bons résultats obtenus au centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert, avec 85% de réussite au stage. Ils ont pu mesurer les difficultés de l’aguerrissement en zone semi-désertique, et se rapprocher encore de la réalité des théâtres d’opérations extérieures où l’armée française est actuellement déployée.

A ces trois aspects de l’entraînement vécus à Djibouti s’est ajouté un rythme d’activités dense et varié : service régimentaire, participation à l’Institut des hautes études de défense nationale, participation au cross du grand Bara, exercices communs avec les lieutenants de l’école d’infanterie, partage des traditions … Les conditions réalistes d’entraînement font probablement du territoire djiboutien le meilleur terrain d’entraînement pour une unité blindée française aujourd’hui.

Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense

Dernière modification : 20/02/2018

Haut de page