Discours à l’occasion du dîner Goût de/Good France au Djibouti-Palace Kempinski (19/03/2015)

Messieurs les ministres, Messieurs les ambassadeurs, Mesdames et Messieurs, comme disent les Belges, en vos titres, grades et qualités, vous êtes exceptionnels. Le fait que vous ne réagissiez pas davantage montre que je ne vous apprends rien. Vous êtes déjà exceptionnels dans vos vies mais vous l’êtes ce soir plus encore, car vous participez à un événement hors norme, à un dîner planétaire qui, toutes les ambassades de France étant parties prenantes, parcourra tous les fuseaux horaires et durera en fait 24 heures.
Présentée au mois d’août 2014 par M. Laurent Fabius et M. Alain Ducasse devant tous les ambassadeurs de France et étrangers accrédités à Paris, l’idée de ce dîner est de célébrer la gastronomie française, sa tradition, sa créativité, sa façon de sublimer si harmonieusement les saveurs, expression d’une culture et d’un art de vivre. C’est d’ailleurs l’art de vivre du repas à la française que l’UNESCO a consacré en l’inscrivant au patrimoine immatériel de l’humanité en 2010.
Je remercie la direction de l’hôtel Djibouti Palace Kempinski, co-organisateur de cette opération. Je remercie aussi l’équipe de l’ambassade qui a beaucoup travaillé et beaucoup souffert ainsi que les mécènes qui ont soutenu le projet Goût de France-Good France.
Le menu de ce soir a été validé par M. Alain Ducasse et un jury international le 21 janvier dernier. Il tient évidemment compte de la culture djiboutienne et ne comporte pas de porc. Il a été préparé par M. Jean-François Pelaez qui, depuis, a quitté Djibouti mais dont l’esprit s’est infusé dans une équipe, avec des chef d’orchestre que nous saluerons tout à l’heure.
Ce soir, c’est la fête. Mais nous savons ne pas nous enfermer dans un plaisir égoïste : une partie de la recette, le mot ne pouvait être plus approprié, est reversée à une ONG humanitaire. Nous avons également en cet instant une pensée pour les victimes de l’attentat de Tunis hier.
Je salue la présence du Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale que je remercie de s’associer à ce dîner. Comme je vous remercie, Mesdames et Messieurs, avec des milliers de convives, dans nos ambassades et plus de 1 500 restaurants, dans 150 pays, et les 650 invités du ministre des affaires étrangères et du développement international, à Versailles, de participer à cette manifestation de prestige et de promotion de la France éternelle.
Ce soir, les 5 sens sont célébrés :
- le goût et l’odorat, cela va sans dire, les mets y pourvoiront.
- la vue est comblée car vous êtes éblouissantes de beauté, Mesdames.
- pour l’ouïe et le toucher. Vous serez tous sensibles à la légèreté de celui de M. Maxime Zecchini, pianiste de renom international. Car nous avons voulu ajouter un zeste culturel à cet événement que nous avons voulu véritablement, je le disais, exceptionnel. Il nous fait l’amitié, et nous l’en remercions, de ponctuer cette soirée à 3 reprises.
Mais il y a un 6ème sens : la convivialité, le plaisir d’être ensemble, de partager un moment suprême que je vous invite à savourer avec gourmandise. Je sais que nous sommes en Carême, mais une des plus brillantes figures de la cuisine française ne portait-elle pas ce nom paradoxal ?
Je conclurai avec la même joie que Mme Julia Child qui a fait connaître la cuisine française aux Américaines, je vous souhaite donc un : « bon appétit ! ».

Dernière modification : 20/05/2015

Haut de page