Aurélien Malot, V.I.E. ingénieur, Artelia

Les entreprises françaises sont nombreuses à investir à l’étranger. Elles emploient chaque année plusieurs milliers de jeunes professionnels. Pour faciliter leur développement, la France a créé le statut de Volontaire International en Entreprise (V.I.E.) qui permet de confier à un(e) jeune diplômé(e), une mission professionnelle à l’étranger. Saviez-vous que quatre d’entre eux se trouvent à Djibouti ?

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L’Ambassade de France vous propose de partir à la rencontre de ces jeunes professionnels et de leurs entreprises à travers une série de portraits. Aujourd’hui, nous rencontrons Aurélien Malot, ingénieur pour le groupe Artelia.

Aurélien, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Diplômé en 2012 de l’école d’ingénieurs énergie eau environnement (ENSE3) à Grenoble, je me suis rapidement tourné vers l’expertise hydraulique qui m’avait beaucoup plu durant mes études. J’ai travaillé au sein du département calculs d’Alstom power Therma à Belfort, puis en robinetterie industrielle chez Bayard à Lyon, avant de rejoindre EauServiceProjet, un petit bureau d’étude hydraulique.

Ayant peu d’expérience dans le domaine de la maitrise d’œuvre, je voulais diversifier mes compétences. C’est en prenant contact avec les ressources humaines du groupe Artelia que j’ai appris l’ouverture d’un poste en VIE à Djibouti pour une durée de 12 mois. La mission correspondait exactement à mes attentes, et mon profil les a convaincu !

Quelle est ta mission au sein d’Artelia ?

Le projet vise à établir un programme de travaux et d’actions pour réduire les pertes physiques d’eau et les pertes commerciales de l’ONEAD.

Pour ma part, j’assure un lien permanent avec l’ONEAD pour avoir accès aux données nécessaires à notre étude, mais aussi pour apporter les réponses à leurs interrogations sur les orientations du projet.

Je participe activement aux parties d’études pour la réduction des pertes physiques, avec entre autre la modélisation du réseau, et le dimensionnement complet du réseau de l’un des secteurs hydraulique pris comme zone pilote du projet. Enfin, j’assure le support local des missions d’expertise.

Artelia à Djibouti
  • Identifier les types de tuyaux provoquant l’essentiel des fuites pour les remplacer en priorité. Les travaux planifiés devraient permettre de réduire significativement le nombre de fuites, et donc le nombre d’interventions à effectuer par l’ONEAD.
  • Proposer un découpage du réseau d’eau par zones et prévoir les équipements de mesure pour permettre le suivi des débits consommés.
  • Proposer une optimisation de la gestion commerciale de l’ONEAD pour simplifier la gestion interne des opérations en lien avec la clientèle, et pour limiter les impayés.
  • Définir le cahier des charges pour la réalisation d’un inventaire des clients de l’ONEAD. Cette bonne connaissance des clients permet de simplifier les démarches et d’éviter des erreurs éventuelles.
  • Prévoir une assistance technique pour accompagner l’ONEAD dans toutes ces transformations.

Comment s’est passée ton installation à Djibouti ?

Mon arrivée a été facilitée par la venue de mes collègues déjà rodés à l’expatriation. Un collaborateur d’Artelia sur place m’a également beaucoup assisté dans mes démarches, notamment pour trouver un appartement.

La vie à Djibouti est très différente de tout ce que j’ai connu jusqu’à présent. Le rythme de travail, la communication ... Par exemple, en France, tous les échanges professionnels passent par mail alors qu’ici ce sont les appels et les SMS qui sont le plus utilisés.

De mon point de vue, Djibouti est un pays méconnu qui regorge de richesses naturelles. Il suffit de partir en randonnée, de plonger ou tout simplement de trouver une plage isolée. C’est aussi un pays qui donne un sentiment de sécurité, malgré sa localisation !

Dernière modification : 24/01/2018

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