Abdallah Mohamed Hersi : élève djiboutien à l’ENA

L’Ambassade de France soutient chaque année de nombreux djiboutiens dans leurs projets d’études en France, Abdallah Mohamed Hersi est l’un d’entre eux. Depuis Strasbourg, il nous parle de ses études à la prestigieuse École nationale d’administration.

Comment se déroule votre formation à l’ENA ?

Mon cursus se déroule bien. Le début a été assez poussif puis petit à petit je me suis adapté et aujourd’hui je profite pleinement de ma formation.

Je pense qu’il est inutile de rappeler que la formation à l’ENA est très riche et très dense. Les élèves ne s’en plaignent pas bien au contraire ! Cela crée une ambiance de travail particulière qu’on ne trouve pas ailleurs. Comme vous pouvez l’imaginer, la compétition est saine mais forte entre élèves et chacun espère voir son nom figurer en haut de la liste à l’issue des examens. Naturellement j’ai été obligé de m’adapter très vite à ce rythme élevé de travail.

Le plus agréable à l’Ecole nationale d’administration, ce sont les conditions de travail. En effet, pour un élève étranger comme moi qui ne connaissait pas bien la ville de Strasbourg, il est très pratique de trouver presque tout dans les locaux de l’école : salles de sport, cafétéria, salles de détente, salles informatiques et centre de documentation.

Les animations culturelles sont nombreuses et plébiscitées par les élèves. Elles se déroulent toujours le soir après les enseignements. Evidemment, pour moi ce sont des moments privilégiés pour une immersion totale dans la culture française mais également pour découvrir les cultures de mes camarades étrangers.

Pour ma plus grande fierté, il m’a été donné l’occasion de parler de la culture djiboutienne aux membres de ma promotion. Ce fut un moment chargé d’émotion. L’esprit de cette école c’est aussi le partage, l’échange culturel.

Que retenez-vous de cette expérience ?

En ce moment je poursuis deux parcours universitaires. Parallèlement à ma formation à l’ENA, je suis également inscrit à l’Université des sciences politiques de Strasbourg. On pourrait trouver cela contraignant mais en fait il s’agit d’un parcours assez classique pour les élèves ici. Je pense personnellement que c’est une chance d’élargir le champ de mes compétences.

Les enseignements sont très variés et complets. Voici quelques exemples : le droit, le management, l’économie et la finance, les relations internationales, les politiques publiques….etc. En résumé, à la sortie de l’ENA, un élève est capable d’occuper un poste dans un grand corps de l’Etat mais il est aussi préparé à réussir dans le secteur privé s’il le souhaite.

Enfin, le stage constitue un moment clé de la formation. Il ne faut pas oublier que l’ENA est une école d’application. C’est lors du stage que l’on assimile le plus rapidement et le plus facilement les techniques et les rouages de l’administration publique. Personnellement, je suis affecté en stage dans une grande préfecture et j’en suis très heureux. C’est une expérience très enrichissante. On réalise rapidement les enjeux et les défis d’une bonne gestion administrative.

Comment vivez-vous votre séjour en France ?

A vrai dire mon séjour en France a été bien préparé en amont ce qui a facilité mon arrivée et mon installation. A ce propos je remercie l’ambassade de France à Djibouti qui m’a soutenu dans mes démarches à travers notamment Mme Anne Suard, Premier conseiller, et M. Dominique Richard, ancien Conseiller de Coopération et d’Action culturelle qui a énormément contribué à la réalisation de mon projet de formation.

Je précise que je suis aussi ici grâce au gouvernement de Djibouti que je représente. Sans le soutien du chef de l’Etat Son Excellence Ismaïl Omar Guelleh, je ne serai pas aujourd’hui à l’ENA. Ce qui démontre l’importance que le chef de l’Etat donne à la formation des cadres djiboutiens. Je profite de cette occasion pour lui adresser mes sincères remerciements.

La bonne coopération bilatérale qui existe entre la France et la république de Djibouti permet aujourd’hui à beaucoup de jeunes djiboutiens comme moi de se former dans l’hexagone.

Dernière modification : 13/06/2018

Haut de page