Discours à l’occasion du 69ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945.

- Je vais vous donner lecture du Message de M. Kader Arif, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants et de la mémoire en ce 69ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 : « Aujourd’hui, la France est rassemblée pour commémorer la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe.

- 69 ans après la capitulation des armées nazies, nous pensons à tous nos libérateurs : aux combattants en uniforme, opérant sur les champs de bataille en 1940 comme en 1944 ; aux Forces Françaises Libres, constituées auprès du général de Gaulle pour poursuivre le combat ; aux Résistants engagés contre l’Occupant, opérant dans l’ombre ; aux Alliés, venus parfois du bout du monde, exprimer leur fidélité aux valeurs universelles de paix, de liberté et de fraternité.

- En ce 70e anniversaire de l’année 1944, la République rend un hommage solennel à tous ces combattants, artisans de notre Libération. Ceux venus de métropole et d’Afrique-du-Nord, engagés dans la Campagne d’Italie qui entrèrent dans Rome le 4 juin 1944. Ceux venus de près de 15 Nations, engagés dans l’opération Overlord qui débarquèrent le 6 juin 1944 en Normandie. Ceux sous le commandement du Général de Lattre, venus de métropole, d’Afrique et d’Outre-mer, engagés dans l’opération Dragoon qui prirent pied en Provence le 15 août 1944.
- Ils nous montrent ce que signifient le courage des hommes et l’esprit de solidarité. C’est par eux que la République, qui n’a jamais cessé d’exister, s’est incarnée pendant cinq ans. C’est à eux tous que nous devons ce 8 mai 1945. Le général de Gaulle l’a dit en ces termes ce jour-là : « Pas un effort de ces soldats, de ces marins, de ces aviateurs, pas un acte de courage ou d’abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ces hommes et de ces femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme n’auront donc été perdus ».
- 70 ans après, nous pensons aussi à tous ceux que les champs de bataille et la répression menée par l’Occupant n’ont pas emportés, à tous ceux qui sont revenus des camps de concentration et d’extermination nous conter l’horreur.
- Se souvenir est un devoir et une nécessité. C’est pourquoi les anciens combattants et les anciens résistants seront mis à l’honneur. Ils témoignent du passé. Ils donnent un sens à notre présent. Ils éclairent notre avenir.
- Le 8 mai 1945 constitue une date fondatrice de ce magnifique édifice qu’est l’Europe de la paix.
- Les commémorations de la Seconde Guerre mondiale nous invitent, dans la fidélité du souvenir, à mesurer le chemin parcouru depuis 70 ans et les sacrifices endurés pour nous offrir la paix en héritage.
- Cette paix a un nom, un espace, une histoire : c’est l’Europe. Elle a su nous préserver de la guerre et garantir la fraternité des peuples. Veillons à en assurer, ensemble, le destin.
- Signé : Kader Arif, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants et de la mémoire. »

- A titre personnel, je vous invite à avoir une pensée pour tous nos soldats qui combattent hors du territoire de la Patrie pour ramener la paix et faire prévaloir le droit, comme le font, en ce moment même en République centrafricaine, les officiers, sous-officiers et militaires du rang des FFDj engagés dans l’opération Sangaris. Chacun comprendra qu’en cet instant, mon épouse et moi-même ne puissions-nous empêcher de penser à eux.

- Au moment où nous célébrons la Victoire, souvenons-nous de nos compatriotes et de leurs frères d’armes djiboutiens, qui dorment à jamais dans les nécropoles et cimetières militaires, ensevelis loin du foyer de leurs ancêtres, à nos soldats des opérations de maintien de la paix tombés au champ d’honneur.

- Me reviennent pour eux en mémoire ces phrases de Mgr Luc Ravel, évêque aux armées, de l’homélie qu’il prononça lors de l’hommage national à sept soldats français tués en Afghanistan, auquel j’ai eu l’honneur d’assister le 19 juillet 2011 : « (…) la tristesse n’arrive pas seule quand nous sommes en face de ces cercueils recouverts de notre drapeau. La douleur n’étouffe pas la palpitation de la fierté : une sobre mais grande fierté nous habite parce que ces hommes-là ne sont pas décédés par accident ou de maladie. Ils sont morts pour la France. Notre admiration pour leur courage se transforme en fierté d’appartenir à ce peuple, à ce grand corps aux mille visages dont les membres sont capables de donner leur vie pour ceux qu’ils aiment. Nous avons raison d’être fiers quand notre équipe nationale triomphe sur les stades. Mais nos joueurs n’y risquent que leur réputation. Ici, nos soldats jettent leur vie devant nous. C’est là leur noblesse de soldat, c’est là notre grandeur de français. »

- En cette terre de Djibouti où nous avons tant d’attaches, Vive la République et du fond du cœur, vive la France.

Dernière modification : 20/05/2015

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